Une plante-maîtresse, un champignon, un cristal : trois assemblages chimiques instables. Combien de temps chaque médecine se garde — et ce qui la détruit.
Échelle logarithmique — de la préparation fraîche au millénaire. Chaque barre : la durée indicative de conservation de la forme la plus stable, bien stockée.
Échelle log · forme la plus stable, bien stockée · ordres de grandeur indicatifs, pas des garanties · la couleur = ennemi principal
À chaque molécule son point faible dominant — et la parade de conservation qui en découle.
Presque toutes se dégradent par les mêmes quatre voies. D'où une règle qui vaut pour presque tout : sec, froid, obscur, hermétique.
L'oxygène de l'air attaque les hydroxyles nus (psilocine, bufoténine) et les bases libres : étanchéité et atmosphère inerte.
La photodégradation frappe surtout LSD, ibogaïne, harmaline : verre ambré, obscurité.
L'hydrolyse et l'activité microbienne rongent breuvages et bases libres : au sec, dessiccant, congélation.
Elle ne « détruit » pas toujours : elle convertit (psilocybine → psilocine, THCA → THC). Froid pour conserver.
Le sel (chlorhydrate, fumarate…) est plus stable et moins hygroscopique que la base libre, souvent volatile. Pour le long terme, presque toujours le sel.
Un hydroxyle masqué (phosphate de la psilocybine) dure ; nu (psilocine, bufoténine), il s'oxyde. Le point faible caché protège.
La règle générale. Le froid ne protège que la matière sèche : congeler des champignons frais accélère leur perte.
Données de l'annexe « La molécule est périssable » · atlas Médecines Sacrées · sacred-medicines.com